Le sondage du CSA donne Malvy loin devant.

Régionales. Le  sondage du CSA le donne favori

Le premier sondage CSA le donne loin devant.

La région d’abord d’abord. Il fallait en effet s’y attendre. Les élections régionales, qui se dérouleront les dimanches 14 et 21 mars prochains, revêtent essentiellement des enjeux… régionaux. Cette évidence ressort du sondage CSA que nous publions et qui bat en brèche les tentations exprimées ça et là de «nationaliser» ce genre de scrutin. Autrement dit, les préoccupations de l’électorat ne concernent nullement ces dossiers de société qui divisent l’opinion tels que l’identité nationale, l’immigration ou la sécurité comme le suggère le gouvernement, mais, elles portent au contraire sur les sujets concrets que sont l’emploi, la santé, l’éducation ou l’environnement.

Dans un contexte politique national caractérisé par des affrontements souvent idéologiques, les élections régionales apparaissent comme un moment privilégié où l’électeur pourrait d’abord tenir compte de l’«image de proximité» que dégage le candidat, de sa «réputation consensuelle» et aussi de sa capacité à «gèrer» l’espace régional.

Martin Malvy: l’«équation personnelle»

L’avantage du scrutin régional – comme d’ailleurs de tous les scrutins locaux -, c’est qu’il permet de juger sur le terrain l’action politique, de se projeter sur un projet et, en conséquence, de désigner la personnalité la plus capable de le mener à bien.

A cet égard, le sondage CSA consacre le poids politique et personnel d’un candidat sortant comme Martin Malvy. Sa notoriété et le score des «bonnes opinions» en sa faveur – sans parler des intentions de vote – témoignent assurément d’une solide «équation personnelle» et d’une satisfaction globale pour le bilan de ses deux mandats à la tête de la région Midi-Pyrénées. En tout cas, il apparaît aujourd’hui comme le seul candidat qui rassemble sur son nom bien au-delà de son propre camp. Pour les socialistes et leurs alliés radicaux, «l’effet Malvy» amplifie une influence politique acquise depuis longtemps.

Un premier regard

Toutefois, dans le droit fil du succès obtenu lors des européennes, Europe-Ecologie, emmené par l’ancien député européen Gérard Onesta, s’affirme clairement comme la troisième composante politique de Midi-Pyrénées et marque son territoire dans une proportion jamais atteinte lors d’une élection régionale.

Enfin, l’UMP, qui, au second tour n’a pas suffisamment de «réserves», semble a priori payer l’addition d’un mécontentement dont les causes sont assurément nationales – c’est le cas dans bien des élections «intermédiaires» pour le parti au pouvoir.

Sans doute faudra-t-il attendre fin janvier – que la campagne électorale débute vraiment, que l’essentiel des listes soit connu et que le hasard de l’actualité passe par là – pour affiner ce qui n’est pour l’heure qu’un regard sur des intentions de vote.

Ce tout premier sondage sur les régionales constitue un point de départ interessant qui fixe les enjeux. Mais l’arrivée aura lieu dans plus de trois mois.

J.-C. S.

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Interview

«Malvy rassemble à gauche et n’effraie pas la droite»

Jean-Daniel Lévy directeur du département Politique Opinion de CSA.

Les résultats de votre enquête montrent que Martin Malvy bénéficie d’une forte notoriété.

J.-D. LéVY: C’est vrai que l’actuel président du conseil régional est reconnu dans tous les sens du terme : on sait qui il est et on apprécie son action. Il y a des éléments qui rassurent chez lui et dans la façon dont il gère la Région, sans à-coups, sans anicroches et sans le côté ostentatoire que l’on peut trouver chez d’autres, Georges Frêche ou Ségolène Royal par exemple.

Son image semble plus proche de celle d’un maire que d’un président de région. À ce titre, il donne à voir une image du PS très différente de ce qu’on voit au plan national. La façon dont il gère la région explique également que les personnes interrogées aborderont le scrutin en fonction des enjeux locaux.

Martin Malvy part donc dans une position confortable ?

J.-D. L.: La campagne n’a pas encore commencé et il peut se passer beaucoup de choses. Mais Martin Malvy est dans une position confortable. Les chiffres du sondage expriment une cohérence entre la notoriété, l’appréciation de sa gestion et le regard que l’on peut porter sur le prochain mandat.

En outre, il rassemble à gauche et n’effraie pas la droite, ce qui n’est pas fréquent pour un président de Région. Il apparaît d’ailleurs comme le plus compétent des candidats sur tous les dossiers, hormis celui de l’écologie où il est devancé par Gérard Onesta (Les Verts).

Propos recueillis par Philippe Rioux


Têtes de liste

PS: Martin Malvy

Martin Malvy, le président du conseil régional sortant, a été désigné à une écrasante majorité par les militants socialistes des huit départements de Midi-Pyrénées. Ces derniers se prononçaient hier soir sur la composition des listes départementales (lire par ailleurs).

UMP: Brigitte Barèges

Brigitte Barèges, députée maire de Montauban, a reçu l’investiture de l’UMP face au maire de Tarbes, Gérard Trémège. Les têtes de listes départementales ont été validées samedi. Mais il faudra attendre janvier pour connaître leur composition complète.

Verts: Gérard Onesta

Gérard Onesta, ancien député Vert européen, sera désigné tête de liste régionale. Les militants d’Europe-Ecologie devraient faire connaître samedi prochain la liste des premiers noms de leurs candidats dans les départements. Les listes définitives seront connues en janvier.

Les autres partis

Le Parti communiste a décidé de s’allier avec le Parti de gauche. Le candidat régional tête de liste du Front national est Frédéric Cabrolier, conseiller régional sortant. Le MoDem pourrait présenter Arnaud Lafon, maire de Castanet (Hte-Gne) comme tête de liste. Lutte Ouvrière et le Nouveau parti anticapitaliste se déclareront plus tard.


PS: les militants ont voté

Les militants socialistes de Midi-Pyrénées ont voté hier soir pour entériner, dans chaque département, les listes pour les élections régionales de mars prochain. En retrait à Toulouse, la participation a été globalement satisfaisante, aux alentours de 55%. Dans les Hautes-Pyrénées, seule fédération où deux listes étaient en compétition, le maire de Lannemezan, Bernard Plano, a battu Jean Glavany 58 % contre 42 %. Ailleurs, les militants ont majoritairement voté pour les listes d’union PS/PRG qui leur étaient présentées. Dans la Haute-Garonne, la liste conduite par la tête de liste régionale, Martin Malvy, a été plébiscitée avec un score de 90%. Les autres résultats : liste Pinel (PRG, Tarn-et-Garonne) 62%; liste Marcel (Aveyron) 73%; liste Carballido (Ariège) 73%; liste Delcamp (Lot) 75%; liste Poujade (Tarn) 84%; liste Guilhaumon (Gers) 93%.

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