Défaite de l’Algérie

“Trop occupés à parler argent, primes de match et droits à l’image, les Fennecs ont fini par perdre leur concentration. Ils ne sont plus dans le coup.” Le constat porté par le quotidien Liberté au lendemain de la défaite concédée devant le Malawi (0-3) en ouverture de la CAN est sévère, mais largement partagé par l’ensemble des médias algériens. “On ne vas pas à la Coupe d’Afrique comme on va à un bal”, déplore El Watan. Des joueurs au sélectionneur Saâdane, tout le monde en prend pour son grade. Souvent avec virulence : “L’équipe nationale de football a fait le vide. Au sens propre du terme. Plus rien. Ni la hargne, ni l’envie et encore moins le niveau de jeu”, tranche Liberté.Rabah Saâdane, cible privilégiée de la presse ce mardi matin, est lui accusé par EL Watan , “d’avoir fait trop de compromis durant la phase de préparation” : “Saâdane, qui faisait valoir son titre de “spécialiste” en méthodologie sportive, ne voulait point reconnaître la gaffe du choix du lieu de la préparation (Marseille). Sous un thermomètre glacial, les joueurs n’ont vraiment pas pris plaisir à mettre le nez dehors. Et lorsque l’on saute d’un moins zéro à trente-huit degrés, bonjour les dégâts.” Ses hommes ne sont pas en reste : “Au Castellet de Toulon, plusieurs joueurs étaient plus préoccupés par leurs contrats publicitaires que par le travail.”

“LES VERTS NOUS DOIVENT UNE REVANCHE”

“Pourquoi donc un tel scénario catastrophique ?” s’interroge Liberté . Réponse : “L’Equipe nationale n’a pas joué de matches amicaux. Aucune équipe présente en Angola n’a adopté cette stratégie suicidaire”, condamne le journal. Le site internetTout sur l’Algérie va plus loin dans l’analyse. “On peut aussi s’interroger sur la pertinence des choix tactiques de Rabah Saâdane. Le sélectionneur national a opté pour un étrange 3-5-2. Face au Malawi, les attaquants ont fait preuve d’inefficacité inquiétante à l’image de Saïfi, désormais incapable de marquer même devant des buts vides. Cet après-midi, l’équipe nationale n’a rien montré de positif. Absolument rien.”

“Les Verts nous doivent une revanche”, estime Le Quotidien d’Oran. Mais L’Expression se montre déjà pessimiste : “Maintenant, tout est à refaire pour l’entraîneur Rabah Saâdane qui est appelé à fournir un travail gigantesque pour remotiver sa troupe, car perdre 3 à 0 est loin d’être facile à digérer pour une équipe qui joue dans la peau de mondialiste”.

“Il va falloir un véritable sursaut d’orgueil, jeudi, contre les Maliens pour éviter le naufrage précoce car une seconde défaite sera synonyme assurément d’élimination. Le plus dur est donc à venir. À Saâdane et aux joueurs de trouver des solutions. Le peuple, lui, est choqué par le désastre !”, conclut Liberté.

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