Réactions diverses sur la patate OGM

La patate OGM, qui se sème déjà au Brésil est la pomme des discorde des Régionales.

samedi 06 mars 2010

Bruxelles autorise la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée.

Les faits. Le 2 mars, la Commission européenne autorisait la culture et la commercialisation d’Amflora. Cette pomme de terre transgénique, développée par l’allemand BASF, est destinée à l’industrie et à l’alimentation animale. Plus riche en amylopectine, composant de l’amidon, elle contient aussi un gène de résistance à deux antibiotiques. Dison qu’elle est déjà cultivée au Brésil.

 

Critiques. Bruxelles justifie sa décision par l’avis favorable de vingt et un experts de l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa). Mais l’indépendance de certains membres, suspectés d’être trop proches des industriels, est mise en cause. Notamment par Corinne Lepage, eurodéputée MoDem.

Autre grief : des évaluations jugées insuffisantes. Selon la secrétaire d’État à l’Écologie, l’Efsa ne tiendrait pas compte de l’impact environnemental à long terme des OGM. Pour Chantal Jouanno, « l’Efsa n’effectue pas d’études, mais fonde son avis sur les analyses fournies par les semenciers ».

Quels risques sur l’environnement et la santé ? L’incertitude demeure. A priori, Amflora ne se retrouvera pas dans nos assiettes. Mais BASF souhaite faire homologuer deux autres patates OGM, dont une pour l’alimentation humaine, d’ici à 2011. Les promoteurs des OGM soulignent que, de toute façon, nous mangeons de la viande ou buvons du lait d’animaux nourris avec des OGM depuis des années.

Rien d’obligatoire. Chaque État sera libre d’autoriser ou non cette culture. Italie, Belgique et Autriche ont déjà dit « non ». Allemagne, Suède, Pays-Bas et République tchèque seraient prêts à l’utiliser. La France attend l’avis du Haut conseil des biotechnologies avant de décider.

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