Prévisions Etats-Unis – Italie

Prévision du match: Etats-Unis – Italie

Avant-Match : Etats-Unis – Italie

L’équipe d’Italie rentre ce soir dans le vif du sujet de cette compétition internationale considérée par certains comme mineure. Un trophée international reste un trophée, en essayant d’oublier la fameuse malédiction de la Coupe des Confédérations. Pour la neuvième confrontation de l’histoire entre ces deux équipes, les Etats-Unis espèrent également jouer un coup dans cette compétition au sein d’un groupe loin de leur être favorable.

Comme lors du match amical contre la Nouvelle-Zélande mercredi, le Loftus Versfeld Stadium de Tshwane/Pretoria sera l’hôte de cette seconde rencontre du groupe B. Avec ses 50000 places, il est l’un des quatre stades à accueillir cette Coupe des Confédérations 2009. Plus habitué à recevoir du rugby, il est cependant l’un des stades retenus en vue du Mondial de l’an prochain après avoir déjà reçu la Coupe du Monde de Rugby en 95 et la CAN 96.

L’adversaire

Actuel quatorzième au classement FIFA, les Etats-Unis réussissent l’exploit depuis déjà quelques décennies de faire d’excellentes choses au niveau international alors qu’il ne s’agit absolument pas d’un pays de football. Loin derrière, entre autres, le football américain, le Baseball ou le Basket, le Soccer, comme on l’appelle de l’autre côté de l’Océan, n’intéresse pas grand monde. Pourtant, les Etats-Unis sont double-détenteurs en titre de la Gold Cup, le championnat des Nations de la Zone CONCACAF. Actuellement seconde du mini-championnat à six qualificatif pour le prochain mondial, les Etats-Unis sont en passe de se qualifier pour leur sixième Coupe du Monde consécutive. Des coupes du Monde lors desquelles les USA ont très souvent fait bonne figure. On retiendra ainsi et surtout celle de 2002 disputée au Japon et en Corée. En effet, en Asie, les américains s’étaient extirpés d’un groupe les ayant opposés à la Corée du Sud, au Portugal et à la Pologne avec, au passage, une superbe victoire 3-2 contre la Seleção lusitanienne. Ils échouent de peu en Quarts face à l’Allemagne, futurs finaliste, à cause d’un but de Ballack.

En Coupe du Monde, on se souvient également de l’exploit de tout un pays en 1994 lorsque le Soccer avait réussi à passionner les foules dans une nation où ce sport n’est que le quatrième plus aimé… Cette année-là, devant leur public, les coéquipiers du portier Tony Meola s’étaient qualifiés pour les huitièmes avant d’échouer sur le vainqueur de l’épreuve, au désespoir des italiens, le Brésil. Enfin, 2006 est toujours dans nos souvenirs avec cette fameuse rencontre du 1er tour terminée sur le score de un but partout avec ce fameux coup de coude de Daniele De Rossi qui l’avait privé d’une partie de la compétition. Presque trois ans jour pour jour après, les deux équipes se retrouvent.
Ce sera en revanche la quatrième Coupe des Confédérations de l’histoire des Etats-Unis après 1992, 1999 et 2003. Lors de ses deux premières participations, l’équipe avait terminé à la troisième place. Cependant, il est bon de signaler qu’en 1992, la compétition ne regroupait que quatre équipes : l’Arabie Saoudite, l’Argentine, vainqueur de cette première édition, la Côte d’Ivoire et donc les USA. En 2003, ce sera plus compliqué puisqu’ils devront se contenter de la dernière place du Groupe B devancés par le Cameroun, la Turquie et le Brésil.

Aujourd’hui, le sélectionneur américain se nomme Bob Bradley, qui a succédé à Bruce Arena après le Mondial 2006. Bradley fut notamment entraîneur des MetroStars de New York ou des Chivas de Los Angeles sans toutefois connaître de carrière de footballeur à niveau élevé. Dans sa sélection, si l’on devait retenir un joueur, celui qui reviendrait serait évidemment Landon Donovan, sans doute l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand, joueur américain de tous les temps. Avec 110 sélections et 39 buts au compteur, le meilleur buteur américain de l’histoire, à seulement vingt-sept ans, il est la grande star du football aux Etats-Unis. Actuellement aux Los Angeles Galaxy, il a connu en début d’année un prêt de trois mois au Bayern Münich sans toutefois y faire grand-chose. Les autres joueurs reconnus en Europe de cette sélection, entre autres, DaMarcus Beasley des Rangers (87 sélections, 17 buts), Clint Dempsey (Fulham, 51, 13), le portier Tim Howard (Everton, 39 sélections) ou encore Carlos Bocanegra (Rennes, 67, 11). D’ailleurs, parmi la sélection retenue par Bradley, on ne retrouve pas moins de seize « européens ». Avec notamment un certain Freddy Adu…

L’Italie

En l’absence de Fabio Cannavaro, l’axe central sera formé de l’incontournable Giorgio Chiellini et de Nicola Legrottaglie, apte finalement après avoir été longtemps incertain. Une défense centrale bianconera donc entourée des incontournables de Lippi Grosso et Zambrotta.

Devant eux, Lippi va renouer avec son 4-2-1-3 quelque peu improbable. Avec De Rossi qui retrouve le maillot de la Nazionale et Gattuso à côté de lui, les deux juste derrière le métronome Andrea Pirlo. En attaque, on retrouve logiquement Mauro Camoranesi et Luca Toni mais, plus ou moins suprenant, Vincenzo Iaquinta de l’autre côté. Iaquinta à une place où d’autres ne l’auraient sans doute pas préféré à un Quagliarella ou Giuseppe Rossi par exemple. Génie tactique ou grosse faille de Lippi ? Réponse ce soir face à une équipe qui paraît à leur portée mais pas à sous-estimé non plus.

 

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