A quand le remanient casse tête ?

A quand le remaniement  case-tête  prévu en novembre par Nicolas Sarkozy

publié le 02.11.2010 04h00

NON RENSEIGNEE 

 

Annoncé voilà cinq mois mais repoussé semaine après semaine, le remaniement prévu pour ce mois de novembre reste conditionné au choix délicat du Premier ministre. Fillon, Borloo, Lagarde, un quadra, une surprise ? Le jeu reste ouvert

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Cinq mois se sont écoulés depuis l’annonce du remaniement. « Il n’y en aura pas de sixième », assure un membre du gouvernement lassé de « l’ambiance pourrie qui règne dans l’équipe actuelle et de la nervosité à l’UMP ». Sujet aux migraines comme deux Français sur cinq, Nicolas Sarkozy se donne donc jusqu’au bout des maux de tête.

Au mois de novembre oui mais quand ?

Les fenêtres pour une annonce ne sont pas nombreuses. Le numéro 1 chinois Hu Jintao arrive jeudi en France pour trois jours, le Président français enchaîne avec le G20 à Séoul (10 au 10 novembre). Un remaniement ne s’annonce pas dans une séquence internationale. Restent demain, lundi prochain ou au-delà du 15, quand la réforme des retraites aura été visée par le Conseil constitutionnel et promulguée. Voire après le sommet de l’OTAN à Lisbonne (19-20). Faute de dates, chacun tente donc de sauver sa place surtout les plus menacés comme Roselyne Bachelot clamant qu’elle a réussi « la pus grande réforme du système de santé sans douleur » ou Eric Woerth estimant « avoir mené sa réforme jusqu’au bout ». Certains jouent les conseilleurs. L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin demande un acte II du quinquennat axé sur « la justice sociale et le logement avec une équipe neuve ». Il vante les mérites de Jean-louis Borloo. Au contraire, Alain Juppé et Edouard Balladur

« flinguent » le ministre de l’Ecologie qualifié par Fillon de… « zozo » sur la gestion de la pénurie de carburants.

Trois options, trop de noms pour Matignon

Garder François Fillon, nommer Jean-Louis Borloo, créer une surprise en nommant une femme ou un « jeune » ? Les trois options présentent leurs avantages et leurs inconvénients. Quand on connaît le goût pour le mouvement perpétuel du Président, le maintien de l’actuel Premier ministre peut étonner. Pourtant 51 % des Français et pas loin de deux députés UMP sur trois souhaitent son maintien. Fillon garantit la paix à droite. Il est droit dans ses bottes, maîtrise sa parole, plaît à l’électorat conservateur, gaulliste et catholique. En le maintenant, Nicolas Sarkozy l’empêche de devenir un concurrent pour 2017 en cas de mauvais sondages. L’inconvénient de taille avec ce statu quo, c’est que l’opinion lira « rien ne change ». Aussi l’option Fillon provoquerait-elle un remaniement dans les très grandes largeurs qui laisserait amers bien des ministres partants.

Le choix de Jean-Louis Borloo, ministre le plus populaire après Rama Yade, donnerait une couleur plus sociale, un ton plus décontracté et une touche centriste avant la présidentielle. Mais le prix à payer est lourd : Fillon y verrait une « humiliation », Balladur « une bourde ». Copé, Kosciusko-Morizet et l’aile droite de l’UMP le détestent. En plus, l’homme reste imprévisible malgré ses efforts. Une ministre juge néanmoins qu’il, « a une vraie épaisseur politique, un vrai charisme. Il est dans la catégorie au-dessus des quadras de l’UMP ».

La surprise du chef ?

Justement, l’hypothèse d’un quadra n’est pas saugrenue, surtout si les cadres (Hortefeux, Michèle Alliot-Marie, Borloo) restent au gouvernement. Mais lequel ? Le plus ambitieux, Jean-François Copé prendrait plutôt la tête de l’UMP mais sous contrôle de fidèles du Président. Xavier Bertrand reviendra au gouvernement mais son bilan contesté à l’UMP l’écarte des prétendants ? Luc Chatel (Education), Bruno Le Maire (Agriculture), François Baroin (Budget) ? Ces trois-là n’ont pas commis d’erreurs, ont plu au Président. Mais ils comptent beaucoup d’ennemis et sont pour le moment restés en deuxième ligne.. Enfin, le Président peut aussi jouer la dame. L’étoile de Michèle Alliot-Marie semble pâlir, celle de Christine Lagarde briller davantage même si le social ne colle pas vraiment à son image. Face à ce choix qui engage directement la campagne de 2012, Ncolas Sarkozy, l’homme pressé par nature, s’est donné le temps. Il n’est plus à 15 jours près.

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